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L'étude LYMPHOREC, un projet remarquable de collaboration interrégionale

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La recherche
27 mars 2018

Les Régions de l'interrégion Est financent des projets émergents structurants recommandés par le Cancéropôle Est, ceci pour un montant qui a atteint 3 millions d'euros pour la période 2012-2017.

Le projet LYMPHOREC est un projet remarquable de collaboration entre équipes de recherche en radiobiologie de Bougogne, Franche-Comté et Lorraine.

Etude LYMPHOREC

Introduction:

La radiothérapie préopératoire délivrée par un schéma long ou un schéma court avant une chirurgie rectale d’exérèse est le traitement standard pour la prise en charge des patients porteurs d’un adénocarcinome du rectum localement avancé de stade T3-4 N0 ou N1.

Il est à présent bien établi que le système immunitaire participe à l’élimination des cellules tumorales et que l’infiltration de lymphocytes au sein de la tumeur (TIL) avant traitement, peut impacter le pronostic de la maladie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la modification des TILs, par la radiothérapie préopératoire sur la survie globale (SG) et sur la survie sans progression (SSP).

Materiels et méthodes: 237 patients porteurs d’un cancer du rectum pris en charge entre 1995 et 2007 par radiothérapie (RT) ou radio-chimiothérapie (RT-CT) suivie d’une chirurgie d’exérèse du rectum ont été analysés dans 3 centres Français (CGFL de Dijon, CHU de Besançon et ICL de Nancy).

L’objectif primaire était d’évaluer l’influence des TILs CD8+ et FoxP3+ après RT délivrée par un schéma court ou long, sur la SSP et sur la SG. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’impact de la CT et du fractionnement de la RT sur les modifications de la quantité de ces TILs.

Une analyse multivariée ajustée sur les variables CT, T, N, M et le délai entre la fin de la RT et la chirurgie, ont été réalisées. Le test de Kruskall-Wallis a permis d’évaluer l’effet du fractionnement de la RT sur l’infiltration des tumeurs par les lymphocytes.

Résultats: En analyse univariée, les statuts T et M, le délai de la chirurgie après RT, et les TILs FoxP3+ et CD8+, influençaient significativement la survie des patients (p<0,05).

En analyse multivariée, l’infiltration tumorale par les FoxP3+ après RT était corrélée significativement avec la SSP (p=0.007). La variation du ratio CD8+/FoxP3+ avant et après RT dans le tissus épithélial était corrélée à la fois avec la SSP et la SG (p=0.049 et p=0.024, respectivement).

De façon intéressante, le fractionnement de la RT (<2Gy vs. ≥2Gy) influençait le ratio CD8+/FoxP3+ (p=0.027) avec un ratio significativement plus petit après une RT hypofractionnée.  

Conclusions: Les patients porteurs d’un cancer du rectum, pour lesquels il a été observé une diminution significative du ratio CD8+/FoxP3+ après RT, ont présenté une meilleure survie. Le paramètre “ratio CD8+/FoxP3+” doit à présent être validé de façon prospective.

La réponse immunitaire localisée au niveau de la tumeur après RT pourrait ainsi guider les oncologues vers un traitement adjuvant personnalisé.

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